Un rapport G1 PGC prend en moyenne 4 à 6 heures à produire. L'automatisation de la collecte et de la mise en forme peut ramener ça à moins d'une heure. On fait le point sur ce qui peut vraiment être automatisé et ce qui ne le peut pas.
Par l'équipe Solpilot · Experts en automatisation géotechnique
Quand on parle d'automatiser un rapport géotechnique, la réaction est souvent sceptique : « La géotechnique, c'est pas une science exacte. Chaque site est différent. On ne peut pas industrialiser ça. »
Ce scepticisme est partiellement justifié — et partiellement faux. Voilà ce qu'on peut vraiment automatiser, et ce qui restera toujours une affaire de jugement professionnel.
Avant de parler d'automatisation, posons les chiffres. Sur un rapport G1 PGC pour une maison individuelle en zone RGA, voici une décomposition réaliste du temps passé :
| Tâche | Temps moyen | |-------|-------------| | Collecte RGA, sismicité (Géorisques) | 15–20 min | | Recherche géologie (Infoterre/BRGM) | 20–30 min | | Consultation BSS, hydrogéologie | 10–15 min | | Recherche sites pollués (BASIAS/BASOL) | 10–15 min | | Topographie et contexte IGN | 10–15 min | | Mise en forme des données dans le rapport | 30–45 min | | Analyse, synthèse des aléas, prescriptions | 45–60 min | | Relecture, cartographie, mise en page finale | 20–30 min | | Total | 2h30 – 4h30 |
Les deux premières heures — collecte et mise en forme — sont répétitives, manuelles et identiques pour chaque projet. C'est exactement ce que l'automatisation peut prendre en charge.
L'analyse, la synthèse et les prescriptions représentent la valeur ajoutée réelle du géotechnicien. C'est ce qui ne peut pas être automatisé sans perte de qualité.
Géorisques, Infoterre, BSS, IGN, BASIAS — toutes ces bases sont accessibles via des APIs publiques. Pour un projet donné (une adresse), les requêtes sont systématiques et identiques :
Ces 6 à 8 requêtes prennent 15 secondes si on les automatise. Elles prennent 1h30 si on les fait manuellement.
Un rapport G1 PGC a une structure normée (NF P 94-500). Les sections sont toujours les mêmes :
Pré-remplir cette structure avec les données collectées — textes réglementaires standards, tableaux, cartes localisées — est entièrement automatisable.
Générer automatiquement une carte de localisation du site sur fond topographique et géologique, avec les données de risques superposées, est techniquement possible et répétable.
Un algorithme peut vous dire qu'un site est en aléa RGA fort. Il ne peut pas :
Les prescriptions standard (chaînage, fondations profondes, distance aux végétaux) peuvent être suggérées automatiquement. Mais un géotechnicien expérimenté peut les adapter, les renforcer ou les nuancer selon le contexte spécifique du projet.
Un rapport G1 PGC honnête mentionne ses limites : « Les données documentaires ne permettent pas d'exclure la présence de remblais sous l'emprise du projet ; une investigation G2 incluant des sondages mécaniques est recommandée. » Cette appréciation de l'incertitude relève du jugement professionnel.
L'automatisation n'est pas là pour remplacer le géotechnicien. Elle est là pour lui restituer du temps sur les tâches à valeur ajoutée.
Le modèle optimal ressemble à ceci :
Résultat : un rapport G1 PGC de qualité en 1h30 à 2h30 au lieu de 3h à 5h. Sur 10 rapports par mois, c'est 15 à 25 heures récupérées — soit environ 2 à 3 jours/homme.
Pour un bureau d'études géotechniques qui facture des missions G1 PGC :
Avec automatisation :
Les bureaux qui automatisent leur production G1 peuvent soit augmenter leur rentabilité, soit proposer des tarifs compétitifs tout en maintenant leurs marges — un avantage concurrentiel direct.
Si vous évaluez un logiciel de génération automatique de rapports G1, posez ces questions :
Sur les données :
Sur la conformité :
Sur la propriété et la responsabilité :
Automatiser un rapport géotechnique G1 PGC, c'est possible — et c'est utile. La condition est de bien distinguer ce qui peut l'être (collecte, mise en forme, cartographie) de ce qui ne peut pas l'être (analyse, jugement professionnel, prescriptions nuancées).
Les outils qui prétendent automatiser l'intégralité d'un rapport géotechnique sans intervention humaine sont soit dangereux, soit limités à des cas très simples. Les outils qui automatisent la partie documentaire pour laisser le géotechnicien se concentrer sur l'essentiel — c'est là que le gain de temps est réel et la qualité préservée.
C'est l'approche de Solpilot : 16 APIs publiques · 7 plateformes officielles, collecte automatisée, rapport pré-structuré — et vous, pour l'analyse.
Pour aller plus loin : Comment rédiger un rapport G1 PGC conforme NF P 94-500 · G1 ou G2 : comprendre la différence · RGA 2026 : ce qui change pour vos missions G1 · Glossaire géotechnique
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