Comment vérifier en quelques minutes l'exposition d'un terrain au retrait-gonflement des argiles (RGA) sur Géorisques, lire les niveaux d'aléa et savoir quelles obligations en découlent.
Par l'équipe Solpilot · Experts en automatisation géotechnique
Le retrait-gonflement des argiles (RGA) est la première cause de sinistres sur les maisons individuelles en France. Avant tout projet de construction — et obligatoirement avant la vente d'un terrain constructible dans certaines zones — il faut connaître l'exposition du terrain à cet aléa.
Bonne nouvelle : cette vérification est gratuite, publique, et prend moins de deux minutes. Voici comment la faire correctement et, surtout, comment interpréter le résultat.
La carte d'exposition au retrait-gonflement des argiles est produite par le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) et diffusée via le portail public Géorisques. Elle classe le territoire selon la susceptibilité des sols argileux à se rétracter en période de sécheresse et à gonfler au retour de l'humidité.
Ces mouvements du sol exercent des contraintes différentielles sur les fondations — d'où les fissures caractéristiques observées après les épisodes de sécheresse de 2003, 2018 et 2022.
La carte distingue quatre niveaux :
| Niveau | Signification | Obligation loi ELAN | |--------|---------------|---------------------| | Fort | Sols très sensibles, mouvements importants probables | Étude G1 obligatoire à la vente | | Moyen | Sensibilité avérée | Étude G1 obligatoire à la vente | | Faible | Sensibilité limitée | Pas d'obligation, prudence recommandée | | Exposition nulle | Pas d'argile sensible identifiée | Aucune obligation |
Environ 48 % des communes françaises sont classées en aléa moyen ou fort. Dans certaines régions — Île-de-France, Sud-Ouest, Centre — la quasi-totalité des terrains constructibles est concernée.
À noter : l'exposition peut varier à l'échelle de quelques centaines de mètres. C'est bien la parcelle qu'il faut interroger, pas seulement la commune.
En aléa moyen ou fort, la vente d'un terrain non bâti constructible déclenche l'obligation d'une étude géotechnique préalable (mission G1 ES) au titre de la loi ELAN. En cas de construction, une étude G2 ou le respect de techniques constructives forfaitaires est requis.
En aléa faible, aucune obligation légale, mais le risque n'est pas nul : une mention dans le rapport et des dispositions constructives de bon sens restent recommandées.
En exposition nulle, le RGA n'est pas un sujet — mais les autres aléas (inondation, cavités, sismicité…) doivent toujours être vérifiés.
La cartographie du RGA n'est pas figée. Après la sécheresse exceptionnelle de 2022, le BRGM a engagé une mise à jour des données. Un terrain classé « faible » sur une ancienne version peut basculer en « moyen » sur une version plus récente.
D'où une règle simple pour les bureaux d'études : toujours consulter la donnée à jour au moment de l'étude, et non se fier à une vérification ancienne.
L'exposition au retrait-gonflement des argiles n'est qu'un des aléas à documenter dans un rapport géotechnique préalable. Une étude complète croise aussi :
Consulter manuellement chacune de ces sources pour chaque terrain est chronophage et répétitif. C'est précisément ce que Solpilot automatise : interrogation des sources officielles, synthèse des aléas et génération d'un rapport G1 PGC conforme NF P 94-500.
Pour aller plus loin : Loi ELAN : les missions géotechniques obligatoires · G1 ou G2 : comprendre la différence · Définition du RGA
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